"Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l'autorité, ni du culte, ni
des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'opéra, ni des autres
spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout
imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs"
Le mariage de Figaro - Beaumarchais - 1784
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VIVE LE CAMPING !
Les vacances des français :
Moins 8.1% de réservations entre avril et mai 2007 ...
C'est le constat, plutôt amer, de l'Association de tour-opérateurs français (Ceto) qui révèle que le marché des voyages à forfait pour la saison d'été a baissé cette année par rapport à 2006.
Les raisons? Le marché était attentiste en avril et mai, les Français ont retardé leur prises de décision au moment des élections.
Le Français casanier?
"Soit très loin, soit très près". Cette formule semble être le mot d'ordre du vacancier 2007. Les tour-opérateurs constatent en effet une "sédentarisation" des Français. Ces dernières années, le nombre de départ à l'étranger a reculé et il ne s'établirait actuellement qu'à 10%. Aujourd'hui, le Français préfère plutôt passer ses vacances chez des amis ou en famille.
Le camping rencontre toujours un franc succès avec une mention spéciale pour les mobiles homes, qui savent allier confort et ambiance "camping".
Publié par chrisdelyon à 16:54:00 dans | Commentaires (0) | Permaliens
L'INSULTE EN POLITIQUE
Il n'est pas rare
que l'insulte en politique fuse aux tribunes des assemblées, dans les
cortèges des manifestations, devant les caméras de télévision. Elle
peut être vite étouffée ou résonner longtemps, relayée par la presse,
la rumeur publique, tranchée par un procès. Elle est toujours
d’actualité : en témoigne encore une fois le « salope » lâché par
Devidjian en parlant de sa collègue du MODEM Comparini.
S’intéresser
à l’insulte en politique est un moyen pertinent d’étudier sous un jour
nouveau la communication politique. En effet, l’insulte foisonne dans
toutes les sociétés, surtout celles qui connaissent des bouleversements
importants. Elle peut alors révéler des tensions, clarifier des
appartenances, faire comprendre des doctrines.
C’est
à partir de ces constats qu’une équipe mixte de chercheurs du CNRS et
de l’université de Bourgogne s’est intéressée, de 2002 à 2004, à toutes
les formes de l’outrage dans le domaine politique. Ces travaux ont
donné lieu à un colloque qui s’est tenu en 2004 à Dijon, et dont les actes sont réunis dans L’insulte (en) politique. Europe et Amérique latine du XIX siècle à nos jours.
Parce
qu’elle gêne, parce qu’elle se situe aux limites de l’acceptable,
l’insulte a été peu étudiée. Dans bien des cas, son oralité en
complique l’étude ; en outre, elle est généralement considérée comme
une dégradation du politique et des relations humaines. Le sujet est
donc à découvrir et cet ouvrage se propose d’aller au-delà d’une simple
découverte.
Dans ce livre, Jean Vigreux, , donne une étude passionnante des agressions verbales de « l’homme le plus insulté de France » : Léon Blum et souligne la fréquence des attaques raciales et sexuelles qui avaient pour but de lui dénier le droit de tenir
un rôle dans l’espace public et politique. L’insulte
peut être déclamée avec fracas par un ténor de la parole, elle peut
aussi ressembler à un grondement sourd venant d’une foule, elle peut au
contraire se réduire à un murmure, et même devenir silencieuse et être
placardée ou associée à un dessin, figurer dans la légende d’une
caricature. L’univers sonore n’a pas le monopole de l’insulte qui,
soulignée, redoublée, rehaussée par le crayon ou la plume, peut avoir
un impact considérable. L’absence de riposte peut se révéler
catastrophique et une réaction trop vive, déplorable. Mais l’insulte,
si elle meurtrit et divise, rassemble parfois, comme un étendard ou un
signe de ralliement. Au total, L’insulte (en) politique, indépendamment de ses
logiques, de ses fonctions, de ses formes, de sa plasticité, de son
impact est toujours une manifestation de violence. La brutalité verbale
de l’insulte en politique, s’avère presque « inépuisable ».
Alors, si le sujet vous intéresse, lire absolument :
Thomas BOUCHET, Matthew LEGGET,
Jean VIGREUX, Geneviève VERDO,
L’Insulte (en) politique. Europe et Amérique latine du XIX siècle à nos jours.
Publié par chrisdelyon à 16:08:04 dans | Commentaires (1) | Permaliens
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